La brasserie Au Soleil de la Butte (Paris 18e) fait partie des quelques rares (trop rares) lieux dans la capitale, avec Le Petit Ney (Paris 18e) et La Ruée vers l’orge (Paris 3e), à proposer une programmation régulière autour du conte.

 

Le blog de Cristina Marino, journaliste au Monde

 


Nous vous accueillons les deuxième et quatrième lundis du mois

au sous-sol de ce restaurant de la Butte Montmartre
32 rue Muller Paris 18ème

 


Venir au Soleil de la Butte

Métros

Ligne 4 : Château Rouge (5mn, 400m)

Ligne 2 : Anvers (7mn, 500m)

Lignes 2-4 : Barbès Rochechouart (7mn, 650m)

Ligne 12 : Abbesses (9 mn, 650m)

(C'est Montmartre, ça monte, ça descendant...)


Ça s'est passé au Soleil de la Butte


Saison 2018-2019


Lundi 8 avril - Cabaret contes

Conteurs aguerris ou débutants, tout le monde a sa place lors de nos scènes ouvertes. C'est l'occasion de se "frotter" à un public, toujours bienveillant, il va de soi.
Pour que chaque conteur puisse passer, la durée du conte est limitée à 10mn.

Attention, il s'agit d'une scène ouverte réservée aux arts de la parole. Le conteur raconte dans l'instant avec son cœur. Donc les lectures et pièces de théâtre ne sont pas souhaitées.



Lundi 25 mars - Dans le noir... à la lumière des contes (épisode 5)

C'est à une expérience quasi initiatique que vous convient les conteuses et conteurs d'Histoires & Cie.

Écouter des contes dans un noir total.

Le spectateur pénètre dans l'obscurité, ses yeux lui font soudain défaut, il est guidé à sa place...

Une voix surgit, celle d'un conteur et une histoire prend vie comme jamais.

Les oreilles sont en éveil, les images sont celles de l'imaginaire.

"C'est surprenant", "c'est déconcertant", "c'est magique !"

Dans le noir complet, un brouhaha emplit toute la salle du Soleil de la Butte, ensuite, durant plus d’une heure, les voix des conteurs se succèdent, se chevauchent, se superposent, en duos, en trios, les contes et les intermèdes variés s’enchaînent.

Un brouhaha termine la contée, brusquement, le silence emplit la salle… La lumière revient, progressive, le public se rend alors compte de la disposition de la salle, les questions fusent et personne n’a envie de bouger !

Grand merci au public et à l’année prochaine pour une nouvelle contée dans le noir !

D.A.B

 *****

Le moindre interstice qui pourrait faire passer la lumière est traqué scotché gaffé.
Test.
Reste un trou d'agrafe dans un carton. Gaffer.
Noir.
Une dernière gorgée de Chimay, la Caisse est ouverte. Lumières !
Noir...
"Il n'y a pas de marches ?

- On a hésité mais pas ce soir."
Une voix d'homme glisse chaque convive jusqu'à sa place. Chuintement des manteaux grincement de chaises chuchotements frôlements... noir plus fort encore.

 


"Frappe et cogne..." et "frappe et cogne..." et une voix, deux, trois voix, 4, 6, 12, 14 voix qui prennent toute la place tout autour et monte le son, le rythme, les voix, le rythme, les voix clac !

Une voix de femme au timbre voilée expose à tous une première histoire. Deuxième voix en équilibre elles interrogent. Et ça continue... A deux à trois à chaque fois...

C'est qui ? C'est pourquoi ? Comment ? Les breloques les vases et les miroirs... Pour mon cocheri qui s'étrangle ! De si jolis bijoux en héritage... Toi, je vais te croquer ! Ci-gît John Henry...

"Frappe et cogne..." et "frappe et cogne..." et une voix, deux, trois voix, 4, 6, 12, 14 voix qui prennent toute la place tout autour et monte le son, le rythme, les voix plus fort, et rythme, et montent les voix en cœur et Stop !

- Silence -

Applaudissements...

Lumières.

Et la force de cet instant où les regards se sont croisés presque religieusement...


Nyl...

 

*****

 Les conteurs et conteuses (...) s’étaient répartis à différents endroits dans la salle, y compris en plein milieu du public, du coup, lorsqu’ils ont commencé à conter, le son de leurs voix a jailli d’une multitude d’endroits en même temps, créant une sorte de phénomène d’écho assez impressionnant.

(...)

Pour tout le travail accompli, non seulement pour raconter les histoires mais aussi pour toute la préparation de la salle afin de la rendre totalement hermétique à toute source de lumière, chapeau bas aux conteurs et conteuses qui ont contribué à la réussite de cette cinquième « contée dans le noir ».

(...)

une fois dissipée l’inévitable sensation de peur (un peu enfantine du noir) du début, la soirée a passé à une vitesse grand V et quand les lumières se sont rallumées tout doucement, j’ai eu l’impression que le spectacle venait à peine de commencer.

Retrouvez l'intégralité de l'article de Cristina Marino sur son blog  L'Arbre aux contes


 

 

- Et les photos ? D'habitude il y a les photos des conteurs.

- T'as pas vu le titre ? C'était dans le noir.

- Ah oui, c'est vrai. Mais n'empêche, ils auraient pu faire un effort, tout de même.

- Puisqu'on te dit que c'était dans - le - noir !

- Ah OK. Mais... [Baffff ! ]

- M'enfin ! Celle-là je ne l'ai pas vu venir.

- Normal. C'était dans le noir  ;o)


lundi 11 mars - Les maitres sonneurs

Les Maîtres Sonneurs est celui des romans de George Sand qui évoque avec le plus d'ampleur les trésors des sociétés rurales traditionnelles.

Deux pays, deux cultures : le Berry et le Bourbonnais, l'épi et le chêne, la plaine et la forêt.

Roman initiatique de la corporation des sonneurs de cornemuse, jadis constituée en société secrète, Les Maîtres Sonneurs disent aussi l'histoire d'un enfant du plat pays, Joset l'ébervigé, l'Idiot dont la musique des sonneurs de la forêt fera l'incarnation du génie populaire.

 

Soutenus par la musique des cornemuses du Berry et du Bourbonnais, jouées par Patrick, les deux conteurs mettent au mode du racontage le plus "sandien" des romans champêtres de la "Dame de Nohant".

 

Deux pays, deux cultures, deux conteurs : Daniel, jovial et truculent, Patrick, barbu et cornemuseux.

" Soyez rassurée, ma chère amie, personne ne m’a reconnue ! Cependant, je dois vous avouer que tout au fond de mon cœur, je le regrette un peu.

J’aurais aimé entendre une voix murmurer : « regarde, à gauche, on dirait George Sand …"

 

Au bas de la Butte Montmartre, au sous-sol du Soleil de la Butte, je me retrouvai dans mon Berry ! Les deux conteux, avec beaucoup de drôlerie, donnaient vie aux personnages de mon roman, mais ils ne faisaient pas que conter ! ils dansaient, ils chantaient, et le musicien me transportait par les sons de ses cornemuses…

Le public, venu nombreux, découvrait les rivalités entre le Berry, pays des blés et le Bourbonnais, pays des bois !

Mon personnage préféré, Joset, on le voyait, enfant malingre et solitaire ; on l’imaginait, rien dans la tête, mais habité par la musiquerie ! Et les sons qu’il tirait de son flûtiau amenaient les larmes aux yeux de la belle Brulette.

Joset n’avait peur de rien, ni des vieilles croyances, ni même du diable …

A intervalles réguliers, par la magie d’un grand sablier, les conteux faisaient passer le temps, les jours, les mois, les années…

Joset était devenu un homme. Un jour, il partit en Bourbonnais en cachette pour apprendre à jouer de la cornemuse auprès d’un Maître Sonneur. Au prix d’épreuves terribles, Il devint Maitre Sonneur lui-même.

Et plus tard, son orgueil démesuré causa sa perte …

 

"Ma chère amie, si je devais écrire à nouveau Les Maîtres Sonneurs, mon Joset, malgré son égoïsme, il vivrait plus longtemps de sa musique … Mais ce qui est fait, est fait ! "

 

Encore merci et bravo aux artistes !

 

D.A.B.

 

*****

 

Retrouvez aussi l'article de Cristina Marino sur son blog  L'Arbre aux contes

 

(...) un sens inné de la narration, une belle complicité, une bonne dose d’humour, et, en prime, l’art de jouer à merveille de la cornemuse, ou plus précisément de la musette du Berry, pour Patrick Garcia.(...)

 

(...) Et comme souvent avec ce type de spectacle adapté d’un roman, on sort de la représentation avec une seule idée en tête : se (re)plonger au plus vite dans la lecture de l’ouvrage en question (...)

 



Lundi 25 février - Y'a du monde au balcon

Au-delà d'une agréable plongée ou contre-plongée - question de point de vue - le balcon serait-il la  métaphore de la rencontre ou de l'aliénation ? 
Ou tout simplement une tribune du féminin ?
Un quatuor de contes traditionnels, perles d'un collier à égrener au fil des saisons par une femme en quête de rêve. MouveLOReille vous propose leur nouvelle racontée en cordes et en chansons.
 

Les rêves étaient à la fête lundi soir au Soleil de la Butte ! Le public est venu nombreux, chacun a été invité à écrire un de ses rêves sur un petit papier de couleur et la conteuse a caché la collecte dans un minibus  !

Ce minibus des rêves a attendu à la porte du Soleil la jeune immigrée et ses deux amies, héroïnes de la contée. La jeune immigrée qui vient juste d’obtenir sa carte de séjour est heureuse de trouver un travail, mais elle rêve quand même d’une autre vie, où elle pourrait vivre des chansons qu’elle écrit.

Elle rêve dans sa petite chambre, elle rêve sur le balcon de l’ amie qui la soutient dans sa nouvelle vie, sur le balcon du bel appartement de ses employeurs qui domine Paris, et souvent, trop fatiguée, elle s’endort …

Profitant de son sommeil, la conteuse et la musicienne entrainent le public dans leur version très personnelle de quatre contes traditionnels !

L’ambiance est magique, c’est chanté, dansé, raconté, et le public participe avec plaisir. Ce n’est pas tous les jours que quelqu’un nous demande en chantant d’une voix douce : « quel est ton rêve ? Dis-moi ton rêve… »

Et, à la fin, chacun aurait bien aimé partir dans le minibus des rêves…

 

DAB

 

(...)

Une chose est sûre : bien longtemps après avoir quitté la salle, retentit encore dans notre tête cette petite mélodie des rêves instillée par le duo magique formé par Ariel Thiébaut et Bérengère Charbonnier.

 

Retrouvez l'intégral du billet de Cristina Marino sur son blog L'Arbre aux contes.



Lundi 11 février - Le diable les attend encore...

Elles défient le Diable !
Mais qui sont-elles ?
Trois, c'est sûr.
Mais qu'est ce qui les rassemble ?

Les trois conteuses ont fait salle comble au Soleil de la Butte ! Elles ont entraîné le public dans des histoires de femmes qui parviennent à berner le diable ! Une femme méchante réussira à lui faire peur ! Une vieille femme, quand même un peu sorcière, se montrera plus méchante encore que le diable lui-même tandis qu’ une autre  passera sous le nez d’un loup diabolique, cachée dans une citrouille !

Le public a ri à l’histoire des trois vieilles sœurs et du jeune roi.

Mais l’émotion était présente lors de l’évocation d’un village de femmes privé de ses hommes. Et présente également avec l’histoire du petit espoir de la femme qui a toujours ce qu’il faut dans son sac pour pouvoir dire oui sans avoir à le regretter.

Les conteuses ont introduit du rythme et de l’humour tout au long du spectacle avec la randonnée de la vieille qui avala une mouche …

Bravo et merci aux conteuses !



Lundi 28 janvier - Vérités ou illusions ?

Quel est le point commun entre un œuf, le désir, une poupée virtuelle, une parure de diamants et la loi du Karma ?

Thinga vous dévoile des clefs de réponse à travers 5 histoires fantastiques où le vrai se mêle au faux : Vérités ou Illusions ?

Les contes, issus des œuvres de Buzzati, de Maupassant ou de créations originales, se dégustent sur un plateau de fruits poétiques, graves, ou humoristiques. Le tout nappé d'une délicieuse sauce musicale servie par l'étonnant Patrick Rivière au clavier, clarinette et flûte irlandaise. 


Avec la complicité de Patrick, fakir-musicien, Thinga, tout en douceur et fantaisie, a entraîné le public du Soleil de la Butte dans un Univers différent, par-delà la réalité. Le pouvoir de l’amour maternel d’une femme modeste a tenu en échec toutes les puissances mondiales ; la sagesse d’un moine a vaincu le Désir ; par la pureté de son esprit, un enfant a sauvé une âme en peine.

 Mais, à cause de sa vanité, une femme trop coquette a ruiné sa propre vie …

Et bien sûr, dans cette contée, l’amour était présent avec une question essentielle : dans un lointain avenir, quand l’homme vivra sur une autre planète, un être virtuel sera-t-il capable d’éprouver des sentiments ?

Mais pour finir, Thinga a chanté l’amour actuel et bien réel, et le public l’a accompagnée !

Bravo et merci aux artistes !



Lundi 14 janvier - Cabaret Contes

Chaude ambiance au Soleil de la Butte pour cette première scène ouverte de l’année 2019 !

Les conteurs étaient nombreux et ont enchanté les oreilles du public par la variété des histoires proposées !

Les merveilleuses princesses qui aimaient danser ont rencontré un petit chaperon rouge fort actuel ainsi qu’un homme portant un veston maléfique.

Un chef de guerre légendaire désirant atteindre l’Eveil a rencontré sur le chemin un homme riche qui aurait voulu revivre les journées ratées de sa vie, un homme pauvre qui trouvait sa maison trop petite, et un ethnologue qui aurait bien voulu être à la hauteur de la sagesse des enfants.

Le public a ri aux histoires des deux sourds dans un champ, du paysan rusé et de Léontine mais il a frissonné devant l’appétit de la jeune goulue …

 

Bravo et merci aux conteurs !

 

D.A.B.



Lundi 10 décembre - Radio H&C

Radio H&C, une émission de contes, d'histoires et de légendes.

 

> Générique de début <

"Bonjour à toutes, bonjour à tous, il est 20h. Nous sommes le 10 décembre 2018, nous enregistrons cette émission dans les conditions du direct et en public !"

> Applaudissements <

"Au programme de cette heure et demie d'émission :

  • Des interviews
  • Des chroniques
  • L'agenda des contes sur Paris et sa région
  • Un reportage sur les coulisses de la compagnie
  • Mais surtout et avant tout : des conteuses, des conteurs... et leurs histoires, contes, légendes..."

> Applaudissements <

"En direct du Soleil de la Butte, la radio éphémère a mis les contes sur les ondes.

 

Avec Danielle Auvert-Bachelier, Chantal Denis, Louise Lecœur, Patrick Garcia

Réalisation Joseph Garcia

 

Hsitoires & Cie a transformé la petite salle située au sous-sol du café-restaurant Au Soleil de la Butte (Paris 18e) en studio d’enregistrement (...) pour enregistrer, dans les conditions du direct, une émission de radio baptisée Radio H&C (comme Histoires & Cie). (...)

Autour du réalisateur et animateur de la soirée, Joseph Garcia, étaient réunis quatre conteurs et conteuses d’Histoires & Cie. Une initiative originale et rondement menée qui a permis au collectif de clore en beauté la saison 2018.

(...)

Patrick Garcia a ouvert la soirée avec une version traditionnelle du célèbre conte du Petit Poucet, contée en 1880 par Joseph Vonau, collectée en Picardie par Henry Carnoy, à laquelle il a mêlé des éléments venus du Nivernais, collectés à la même époque par Achille Millien. La présence d’une chienne, baptisée du nom saugrenu de Courtillon-Courtillette-Suivons-Suivette et dotée de pouvoirs magiques, apporte une touche d’originalité à ce récit classique d’abandon d’enfants en pleine forêt par leurs parents trop pauvres pour les élever et les nourrir. Danielle Auvert-Bachelier a enchaîné avec un conte populaire, Le rouge et le blanc, collecté par Henri Pourrat, qu’elle a adapté à sa propre sauce, autour du personnage d’un brave sabotier prénommé le Jacques, qui a bien du mal à retrouver le chemin de sa maison, où l’attend sa femme, après avoir accepté en route toutes les invitations de ses amis à lever le coude pour trinquer avec différents breuvages. Chantal Denis a choisi de raconter l’histoire de La Goulue, une jolie mais redoutable enfant dont la faim est sans fin, surtout lorsqu’il s’agit de viande (et de chair) fraîche. Enfin, Louise Lecœur a terminé la soirée avec un fabliau de Durand de Douai remontant au XIIIe siècle, Les Trois Bossus, d’inspiration arabe (probablement importé d’Orient par des croisés), qui raconte le stratagème déployé par une belle jeune fille pour se débarrasser de son vieux mari bossu. (...)"

 

Retrouvez l'intégral de l'article de Cristina Marino sur son blog l'Abre aux contes.



Lundi 26 novembre - Elles déménagent


"Pour l’une, la retraite c’est demain. Sa maison refuge sera vraiment trop grande. Que faire ? Prendre la route, sans attaches ? Ou bien choisir une ville ? Peut-être la campagne, voire la mer … ?

L’autre se désole de voir sa cabane en bois s’envoler sous le souffle de la tornade. C’était un peu sa cabane au Canada, plantée là au milieu de rien, idéale pour son besoin de solitude.

Elles viennent chercher conseil dans une agence immobilière, la même, le même jour, alors …"


A la recherche d’un nouveau logement, Louise et Marie-Chantal se retrouvent par hasard à l’agence immobilière Keep Cool, installée pour l’occasion sur la scène du Soleil de la Butte.
Mais personne n’est là pour les accueillir ! Pour le plus grand plaisir du public venu nombreux, les conteuses vont patienter plus d’une heure !
Les maisons présentées sur les murs de l’agence ne semblent pas très solides ! D’ailleurs, que choisir ? Une maison ou un appartement ?  Une maison, ça a des avantages mais ça  a aussi des inconvénients !
Un appartement également...
Et pour passer le temps, Marie-Chantal et Louise racontent les problèmes rencontrés par ceux qui recherchaient, comme elles, un nouveau logement ! Que d’histoires ! De la maison de Monsieur Pierre abritant une sorcière à la dernière demeure de Cyprien le vigneron, tout ça n’est pas très rassurant !
 A la fin du spectacle, les conteuses n’avaient pas trouvé le logement idéal mais elles ont invité le public à retrouver son âme d’enfant pour chanter l’histoire du petit homme qui avait une drôle de maison ! et le public a chanté ! et en a redemandé !
Bravo les conteuses !



lundi 12 novembre - La bête du Gévaudan

Lorsque Charles Perrault publia « Le petit Chaperon Rouge » en 1697, il était sans doute loin de se douter que son conte trouverait une forme de réalité près de 70 ans plus tard dans des attaques cruelles et féroces perpétrées par une bête insaisissable dans le Gévaudan entre 1764 et 1767.

Dans un magazine on illustre un texte par des images, des photos ; ici ce sont les contes et les histoires de Martine Mangeon qui vont donner vie à l'enquête réalisée par Alain Bonet.


L’ombre de la bête dévorante rodait sur la scène du Soleil de la Butte ! Elle ricanait derrière le conférencier, se moquait des faits précis, datés, qu’il évoquait avec passion, les attaques sanglantes, les victimes, surtout des femmes et des enfants ; elle se moquait de l’incertitude quant à sa race, une hyène ? un loup ?  Un loup énorme, inconnu en France, qui serait venu de pays lointains…

L’ombre de la bête ricanait derrière la conteuse, encore des histoires de loups, de loups garous, et même du diable ! Quel honneur ce serait que d’incarner le Mal !

Et l’ombre de la bête dévorante a disparu, elle a regagné le domaine des mystères. A ce jour, pas le moindre poil, pas le moindre fragment d’os pour permettre de l’identifier !

Mais les passionnés de la bête dévorante et les chercheurs  continuent la quête.



lundi 22 octobre - Moi... gourmand ?

Un vrai gourmand se régale à l'avance du festin qui l'attend, il savoure la nourriture, et ensuite, il aime raconter son plaisir à d'autres qui lui ressemblent !


Il était une fois un jeune homme fort gourmand qui aimait faire ripaille, qui connaissait des tas d'histoires de bonnes tables, mais qui n'osait pas les raconter...

 

Et ce jeune homme c'est Ignace, personnage imaginé par la conteuse, ce gourmand qui l'accompagne, sur l'image sur scène.

Danielle va converser avec lui tout au long de sa contée, lui donnant même l'occasion de raconter lui même une histoire. Une belle trouvaille qui donne son rythme au spectacle et permet de passer d'une histoire à l'autre.

 

Ces histoires parlons-en. Danielle a puisé ses contes dans les collectages du XIXe siècle. Une époque où il y avait des paysans et des bourgeois, des valets et des servantes. Une époque où on pouvait se faire appeler "Grolet" ou "Tout-pour-la-tripe", où on pouvait diner en tête à tête avec un cabri bien rôti. Une époque où la gourmandise était "un vilain défaut". Mais ici point de défaut, point de péché, ici tout est bombance et ripaille, pour le plus grand plaisir des auditeurs.

 

Le clou du spectacle est quand la conteuse, ayant bien compris qu'elle a mis son auditoire en appétit, a pitié de nos papilles et offre à l'assemblée de succulentes friandises.

 

Bravo la Conteuse !

 



lundi 8 octobre 2018 - A portée de voix

« A portée de voix » raconte l’odyssée de compagnons autistes qui se battent durant des années pour acquérir une certaine forme de parole et pouvoir un jour partager leurs histoires avec un large public.

Marc Buléon

Lorsque j'ai lu le descriptif de ce spectacle, je peux bien l'avouer maintenant, je ne m'attendais pas à passer une soirée de divertissement.

 

Et bien, si ! Grâce à l'immense tallent de Marc Buléon j'ai rit, j'ai été ému, et j'ai rit encore.

 

Nous suivons le quotidien de huit personnes autistes, dans la préparation d'un spectacle.

Ces huit personnes sont bien plus que des personnages :

ils doivent affronter des difficultés lors de la préparation de leur spectacle, moi aussi ;

ils passent par des phases de doutes, moi aussi ;

ils sont prêts à renoncer face à l'obstacle, moi aussi ;

ils sont déboussolés face à l'inconnu, moi aussi.

Certes ils expriment leurs émotions à leur manière mais nous sommes, au fond, si semblables.

 

La parfaite maitrise des mots et de l'espace de Marc, nous permet de faire le voyage avec ces personnes, vibrer à leurs rythmes dans une symphonie d'émotions.

 

L'art du conteur à son plus haut niveau !

 

 

 

 

 

 Vous n'avez pas encore lu le billet de Cristina Marino ?

C'est par ici !



lundi 24 septembre 2018 - Histoires de voyages

Tout commence par une première  histoire. Contée un matin, elle fait naître chez celle qui l'écoute une émotion, puis un souvenir, et fait resurgir du fond d'un tiroir une clef, oubliée là depuis longtemps.

 

"...un indéniable talent et d’une belle présence scénique..."

 

De rencontres en histoires, sans en avoir l'air, la clef et la voix de Nyl...nous emmènent en voyage du bout des mots au bout du monde, en passant par toutes les émotions de la vie.

 

Encore une fois c'est Cristina Marino qui parle le mieux de ce spectacle :

http://contes.blog.lemonde.fr/

 

"J’ai bien aimé la façon dont Nyl… (était une fois) a puisé dans le vaste répertoire des contes de la littérature orale traditionnelle pour en tirer un petit échantillon d’histoires qu’elle a habilement mêlées à un récit de vie plus personnel autour de sa propre famille, avec notamment le personnage de la tante, célibataire et sans enfants, infatigable voyageuse qui a rapporté des histoires des quatre coins de la planète pour le plus grand plaisir de ses neveux et nièces. Ainsi nourri par ses souvenirs d’enfance, le spectacle prend une couleur intime, une touche d’originalité qui lui confère une saveur toute particulière, celle de ces madeleines de Proust que l’on déguste avec une pointe de nostalgie."

 



Lundi 10 septembre 2018 - Scène ouverte Cabaret Contes

Conteurs aguerris ou débutants, tout le monde a sa place lors de nos scènes ouvertes. C'est l'occasion de se "frotter" à un public, toujours bienveillant, il va de soi.
Pour que chaque conteur puisse passer, la durée du conte est limitée à 10mn.

Attention, il s'agit d'une scène ouverte réservée aux arts de la parole. Le conteur raconte dans l'instant avec son cœur. Donc les lectures et pièces de théâtre ne sont pas souhaitées.

C'était la rentrée ce soir là, au Soleil de la Butte.

 

Pour bien commencer cette saison 2018-2019, nous avons donné la parole aux conteuses et conteurs avec le traditionnel rendez-vous du "Cabaret contes".

 

Les conteurs ont offert un large choix d'histoires au public venu nombreux à cette première scène ouverte de la saison.

 

Des légendes, de la poésie, de la nature, de la ruralité, une tranche de vie émotion et même une histoire pour enfants !

 

Cette soirée a été une réussite, le Soleil de la Butte a fait le plein,

merci au public et merci aux conteux…

 

*****

 

(...) Ce qui fait selon moi la richesse et la saveur toute particulière de ces scènes ouvertes, c’est la grande variété que l’on peut y trouver non seulement dans le choix des histoires mais aussi dans la manière de les raconter. Cela peut aller d’une fidélité absolue au texte originel du conte à une (ré-)interprétation totale des motifs d’un récit. Mais ce toujours avec un même objectif : le plaisir de partager ces histoires avec le public, de lui faire découvrir ces univers très personnels.

 

Retrouvez l'intégralité de l'article de Cristina Marino sur son blog l'Arbre aux contes.